Accord OGF sur l’organisation du temps de travail : paiement mensuel des heures supplémentaires et planification des repos

La CFDT active lors des négociations

L’accord a été signé par la CFDT, LA CGC et le SECI-UNSA. Il est donc désormais applicable.

Cet accord ouvre la porte à une revendication de longue date, le paiement mensuel des heures. Autre avancée : l’amélioration significative de la planification avec un calendrier prévisionnel des journées travaillées et non travaillées.

Aucun changement majeur dans le nombre de jours à prendre, la journée mensuelle et la 6 semaine existent toujours mais sous une autre dénomination.

 

  • HEURES SUPPLEMENTAIRES :
    • Le paiement des heures supplémentaires, dans la limite de 10 heures mensuelles.
  • PLANIFICATION :
    • Le planning des jours travaillés (semaine, week-end, jours fériés et astreintes) et des jours non travaillés (repos, week-end, fériés, congés payés et jours au choix du salarié)
    • 1 mois à l’avance pour les ouvriers
    • 3 mois à l’avance pour les ETAM et Cadre.
  • JOUR AU CHOIX DU SALARIÉ :
    • 10 jours de repos sur la période d’annualisation à l’initiative du salarié sous condition d’un compteur d’heures suffisant et 1 mois avant la période souhaitée.
    • 23 weekend, 12 seront des samedi-dimanche et sur ces 12, 10 seront garantis et planifiés 2 mois à l’avance sans possibilité de modification unilatérale.
  • ET AUSSI : La CFDT a œuvré pour faire inscrire la notion de concertation sur les calendriers de repos trimestriel ou encore la planification annuelle des jours fériés travaillés…

 

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Pour aller plus loin :

Nous considérons que cet accord s’inscrit dans une méthode constructive et est plus proche des réalités professionnelles des salariés.

La CFDT n’est pas dupe que ces nouvelles règles seront mises à l’épreuve des capacités managériales et que des tentatives de contournement peuvent se produire. Si nous en avons connaissance, nous pourrons agir.

La crise de confiance dans l’encadrement intermédiaire, palpable dans beaucoup de secteurs du groupe, et le mépris dans la planification ont à plusieurs reprises fait basculer les négociations du côté du statu quo. Ainsi nous nous refusons de commenter la décision des organisations non-signataires tant nous comprenons cette défiance et les séquelles laissées par des comportements de planification dangereux pour les salariés et pour l’entreprise.

Car il est difficile de donner crédit à une entreprise qui depuis 20 ans démonte – dans une majorité de secteurs – les accords collectifs, appuyés par des Directions Déléguées « formatées chiffre » et des RRH qui leur sont inféodés.

Mais la CFDT ne négocie pas pour le passé, elle agit pour l’avenir.