La CFDT Services Funéraires empêchera les droits des travailleurs d’aller au cimetière.

Rappelons d’abord une phrase qui résonne particulièrement pour la CFDT des Services Funéraires : « Le syndicalisme est le croque-mort du monde économique et du travail », Louis Alliot, élu RN, 2022. Quel mépris pour les salariés que nous aidons chaque jour du fait des abus de leurs employeurs ! Il est temps de se poser la question : quel rapport de force voulons-nous ? Quel dialogue social voulons-nous face à des politiques d’extrême-droite subventionnées par des milliardaires ? Où sera la place des travailleurs ?

D’abord un rappel : la CFDT est une organisation syndicale ni neutre ni partisane. 

Ni neutre : la défense des salariés ne limite pas la communication des syndicats aux seuls sujets professionnels de l’entreprise dans la mesure où les droits des salariés sont définis principalement par la loi (temps de travail, égalité salariale, non-discrimination, retraites, chômage, droit de vote aux élections professionnelles…). C’est bien le rôle d’une organisation syndicale d’informer les salariés de l’entreprise sur le programme de l’extrême droite et d’alerter sur les risques de reculs des droits des travailleurs et des travailleuses si un gouvernement avait la capacité de mettre en œuvre cette politique.

Ni partisane : la CFDT ne se range derrière aucune bannière. Selon l’article premier de ses statuts, la CFDT est une organisation syndicale « autonome vis-à-vis des pouvoirs politiques […] qui entend garder à son action une entière indépendance à l’égard de l’État, des partis. » Cet article précise également que « la confédération et ses organisations combattent toutes les formes d’abus de pouvoir, d’autoritarisme, de totalitarisme et participe à la consolidation de la démocratie » politique (inciter à aller voter à chaque échéance électorale pour les institutions de l’Etat, respecter le fait majoritaire) et sociale (inciter à aller voter pour les élections professionnelles).

Donc si la CFDT est libre des partis, elle est également libre pour dire que son action syndicale est totalement en opposition avec le projet de l’extrême-droite.

La CFDT est engagée pour la démocratie, là où l’on voit déjà que l’extrême-droite fait des propositions anticonstitutionnelles, et où les contre-pouvoirs (au niveau de l’Etat ou des entreprises) sont rejetés. Là où l’extrême droite est au pouvoir, malgré un discours qui peut paraître séduisant à beaucoup, la réalité est toujours une baisse des droits des travailleurs et des travailleuses, une baisse des droits des syndicalistes, et une limitation de la liberté d’expression. (Marion Maréchal, 2024 : « il faut limiter le droit de grève et le droit syndical dans la fonction publique »)

Dans les années 90 des syndicats frontistes ont essayé de s’installer dans le paysage ouvrier. Ils ont été mis en échec par la justice et l’Etat de droit. Mais comme il ne pouvaient pas passer par la porte, ils sont passés par la fenêtre. Dans le funéraire et depuis une quinzaine d’années, les idées frontistes ont fait leur chemin par des individus soi-disant « syndicalistes » qui ont militarisé le dialogue social et qui, en toute discrétion, font taire les salariés à coup de promesses clientélistes, sabordent les négociations et tentent de faire croire que les intérêts du patronat sont les mêmes que ceux des salariés tout en discréditant patiemment les organisations syndicales traditionnelles.

La CFDT est aussi engagée pour l’égalité, là où l’extrême-droite procède à une hiérarchisation des personnes et à leur discrimination sur la base de leur origine, de leur religion, de leur genre… Comme les propos durs que nous lisons parfois dans nos entreprises, l’extrême-droite est faible avec les forts et dure avec les faibles.

L’extrême-droite est un ennemi de la cause des femmes, ils se sont abstenus sur le vote concernant la lutte et la prévention des violences faites aux femmes et ont même voté contre les mesures favorisant l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.

La CFDT défend l’idée d’une société plus juste, plus égalitaire, plus démocratique. Notre syndicalisme CFDT ne s’arrête pas aux portes des entreprises parce qu’il nous importe d’agir en amont des décisions et des idéologies nocives avant qu’elles ne s’appliquent aux travailleuses et aux travailleurs et éviter qu’elles se transforment en loi.

C’est donc bien le rôle d’un syndicat tel que la CFDT d’appeler à faire barrage à l’extrême-droite, ce n’est pas une position politique, c’est une position syndicale en cohérence avec nos valeurs – lien (Solidarité, égalité, démocratie, émancipation).

La CFDT appelle donc massivement les Français et les Françaises aux urnes pour sauver la démocratie en faisant barrage aux candidats de l’extrême droite lors des prochaines législatives des 30 juin et 7 juillet.

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